MON HISTOIRE

29

/  juillet

Je suis la fille de Tlaïtmas et Bouziane, tous deux originaires de Beni Sidel, un village du Rif marocain (près de Nador). Dans les années 40′, mes parents ont émigré en Algérie avant de venir s’installer en Belgique en 1964-1965.

Il y a bien longtemps déjà !

Toutes mes histoires commencent toujours par eux …

 

Mon Histoire

Je suis née au milieu de l’été 1967, un 29 juillet, dans un hôpital schaerbeekois du quartier des fleurs. Puis j’ai passé mon enfance à Molenbeek, rue Jules Delhaize, chaussée de Merchtem, rue de Rotterdam et Boulevard Léopold II. De Molenbeek à Auderghem, puis à Anderlecht, où je vis depuis 1994, mes “migrations” ne sont pas très impressionnantes en termes de distances.

 

J’ai toujours été bruxelloise et mon pays c’est la Belgique.

J’ai grandi au milieu d’une famille de 7 enfants.

Trois frères, Miloud (décédé le 14 février 2009 afin qu’on pense à lui à chaque Saint-Valentin), Kader et Mohamed.

Trois soeurs Fatima, Amina et Mimouna.

Quatre contre trois, une majorité étroite pour permettre aux filles de toujours l’emporter sur les garçons ! Comme dans la vraie vie…

De l’école communale 2 au lycée de Molenbeek et de l’Athénée Royal André Thomas à Forest à l’Athénée Royal François Rabelais à Ixelles, ma scolarité s’est déroulée tranquillement. J’indique les noms de ces établissements, au cas où certains voudraient vérifier. Le simple fait d’écrire ces lignes fait remonter à la surface le souvenir de certains de mes professeurs que j’aimerais bien revoir.

Peut-être que je les retrouverai en cours de route …

 

“Kraouw ya ouladi bech tkounou chiwahed” (“Etudiez pour devenir quelqu’un !”) me répétaient mes parents. J’ai étudié le droit à l’ULB, puis je me suis spécialisée en droit public et administratif. Je ne sais pas si je suis devenue quelqu’un, mais en tous cas j’ai étudié. Et je le ferai encore, parce qu’on n’en sait jamais assez, non ?

Tout ce parcours n’aurait pas été possible sans le soutien de ma famille, celui de mes amis, mais aussi et surtout, celui de Guy, mon compagnon de route, mon époux et le père de mes enfants. Il a tout connu, les angoisses de veille d’examen à l’université, les tournées de distribution de tracts, le collage d’affiches, les soirées électorales. Il n’est toujours pas parti en courant…

Au contraire, quoi que je fasse, même s’il a choisi de rester dans l’ombre, il n’est jamais loin et je dois vous l’avouer, sa présence souvent me rassure.

Puis il y a mes enfants, Mekki et Mina qui illuminent ma vie. Chaque instant passé avec eux est précieux. Ces instants sont trop rares. Et les enfants grandissent trop vite. J’ai toujours peur de parler d’eux, parce que je ne veux pas que mes activités politiques interfèrent avec leur vie.

Finalement, qui suis-je ? Je suis simplement une mère de famille bruxelloise, dont les origines exhalent un parfum d’épices de là-bas. Pourtant, je n’existe qu’ici.

Et ce qui s’y passe me passionne, m’intrigue, parfois me fait peur.

J’essaie d’être porteuse de la somme des espoirs que vous avez placés en moi.

Je vous remercie de me faire confiance.

MA ROUTE