Réponse à l' Interpellation de Doulkeridis & Van Goidsenhoven
augmentation de la population scolaire dans les établissements de la COCOF

 

En effet, la Région de Bruxelles-Capitale fait face à un essor démographique important, ce qui a des répercussions sur la population scolaire. 

 

Selon les données démographiques de l'IBSA pour la période 2015-2020, analysées par la Facilitatrice Ecole, il faudrait créer, à l'horizon 2020, 12.000 places dans l'enseignement fondamental et 7.800 places dans l'enseignement secondaire.

 

Des projets de créations sont programmés par différentes autorités compétentes pour rencontrer ces besoins. 

 

Prise dans sa globalité, la population scolaire des établissements de la COCOF est très stable si l'on observe les chiffres de ces trois dernières années, soit une augmentation de 3,38 % entre les rentrées scolaires 2012 et 2014. 

 

Il y a toutefois des variations par établissement, l'Institut Redouté Peiffer, l'Institut Lambion et l'Institut Guilbert ont vu leur population augmenter sensiblement plus que les autres.

 

Pour ce qui me concerne, j'entends participer à l'effort en matière de création de places. Vous avez fait référence à l'accord de majorité qui prévoit de créer 1500 nouvelles places, dont une part importante dans l'enseignement spécialisé. 

 

L'objectif que je poursuis est de créer un nouvel établissement d'enseignement ordinaire secondaire général. Afin de déterminer les possibilités dont nous disposons sur le site du CERIA, j'ai décidé de lancer une étude visant à l'optimalisation du site.

 

En concertation avec mon collègue Rudi Vervoort, en charge du développement territorial à la Région, la rédaction du cahier spécial des charges a été confiée à l'Agence de Développement territorial. Celui-ci sera rédigé avec l'appui des services du Maître Architecte. Concrètement, l'ADT est chargée de rédiger le cahier spécial des charges, de lancer l'étude et de l'attribuer, et de coordonner le suivi de la réalisation de l'étude. 

 

Les résultats de cette étude sont attendus pour la fin de l'année 2015. 

 

En matière d'enseignement spécialisé à la COCOF, l'Institut Alexandre Herlin ouvrira progressivement 300 nouvelles places à l'horizon 2019. 

 

Situé à Berchem-Saint-Agathe, cet établissement organise une section fondamentale et une section secondaire.

 

Les places pourront être créées : d'une part sur la base de la rénovation des locaux libérés suite au déménagement de la VGC (Kasterlinden), la COCOF pouvant dès lors utiliser l'ensemble des bâtiments dont certains espaces étaient bicommunautaires.  

 

D'autre part, une étude relative à la construction d'un nouvel établissement scolaire à l'Institut Herlin débutera prochainement. Cette étude fait suite à la décision des Gouvernement francophone bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles du 3 mai 2011.

 

Combinés, les travaux de rénovation consécutifs au déménagement de Kasterliden et la nouvelle construction devraient permettre la création de 300 nouvelles places. 

 

L'ouverture progressive de ces nouvelles places pourrait s'envisager comme suit : 

 

Rentrée 2015-2016 : 40 places (rénovation)

Rentrée 2016-2017 : 20 places (rénovation)

Rentrée 2017-2018 : 20 places (rénovation)

Rentrée 2018-2019 : 20 places (rénovation) + 200 places (construction d'un nouveau bâtiment) 

 

Pour ce qui concerne l'Institut Charles Gheude, des travaux de rénovation du bâtiment A sont en cours et des travaux de rénovation du bâtiment B sont à prévoir. Ces travaux permettront également de créer quelques nouvelles places. 

 

Un groupe de travail visant à opérationnaliser ces objectifs sera convoqué dans les prochaines semaines. Il sera composé du Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, du Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et, pour  l'enseignement spécialisé, de la Ministre de la COCOF en charge de la Politique d'Aide aux Personnes Handicapées. 

 

Par ailleurs, face à l'urgence de trouver des solutions cohérentes et concertées en matière de création de places pour répondre aux besoins d'une population scolaire grandissante, j'ai adressé un courrier à la Ministre de l'Enseignement obligatoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin qu'elle réunisse la Task Force chargée de ces questions en conviant les Ministres fonctionnels et les Ministres-Présidents de toutes les entités concernées, selon les modalités qui ont été définies par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

A côté de mes objectifs en termes de créations de places, j'ai également comme priorité d'améliorer les conditions de travail et d'enseignement dans les établissements de la COCOF.

 

Les moyens budgétaires qui y sont consacrés sont disponibles sur l'allocation de base 29.6.03.01, soit 8.355.000 €. 

 

Concernant les décisions prises en matière de personnel, vous n'êtes pas sans savoir que le NTPP (nombre total de périodes-professeurs) est d'application pour l'ensemble des établissements organisant de l'enseignement secondaire ordinaire de plein exercice. 

 

La population à prendre en considération pour le calcul du NTPP relatif à une année scolaire est constituée du nombre d'élèves réguliers inscrits le 15 janvier de l'année scolaire précédente. 

 

Lorsqu'il existe une différence positive ou négative de plus de 10 % (5 % dans l'enseignement spécialisé) entre le nombre total d'élèves réguliers inscrits au 1er octobre et le nombre total d'élèves réguliers au 15 janvier de l'année scolaire précédente, le NTPP est recalculé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette dernière fixe donc les normes d'encadrement notamment en fonction du nombre d'élèves. Si les écoles de la COCOF voient leur nombre d'élèves augmenter, l'encadrement financé par la Communauté française sera également augmenté.

 

 

Pour complément d'informations : chiffres population scolaire COCOF par établissement
2012-2015

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Réponse à Eric Bott-Brussels sur Play 4 Peace

 

Le principe de l’échange entre les cultures et de la diversité doit devenir une réalité à laquelle contribuent diverses politiques dont il convient d’assurer la rencontre : la cohésion sociale, l’accueil des primo-arrivants, l’égalité des chances, les politiques d’emploi, la culture et, enfin, le sport.

 

Vous l'aurez compris, il faut travailler sur la notion de citoyenneté et sur les conditions du vivre-ensemble, aussi en matière de sport, pour défendre le projet de société qui nous est cher et qui se base sur la tolérance, l'ouverture, le respect mutuel et la fraternité.

 

Ces principes semblent d'ailleurs avoir été les moteurs de l'action « Brussels Play 4 Peace » qui, je vous le confirme, a reçu un soutien modeste de ma part.

 

Concrètement, il s'agissait d'une journée sportive qui a rassemblé un large public diversifié (+/- 2.000 personnes) avec des activités et animations de sensibilisation au bienfait du sport.

 

Il s'agissait aussi de mettre en avant les vecteurs de développement et de socialisation du sport.

 

Par ailleurs, cet événement s'inscrivait dans le cadre de la journée internationale du sport pour le développement de la paix, sous les auspices de Gella Vandecaveye et de nombreux autres personnalités du monde du sport (Carcella, etc.).

 

Vous comprendrez donc Monsieur Bott, que ce projet rencontrait certaines priorités de mon gouvernement, à savoir l'amplification de la promotion du fair-play essentiellement autour de la lutte contre toutes formes d'incitation à la haine en général. Il s'agissait aussi de porter une attention particulière sur les projets sportifs comportant des aspects pédagogique et de socialisation. 

 

Enfin, pour ce qui est de votre question sur le choix du lieux qui ne serait pas judicieux, j'avoue ne pas l'avoir choisi. 

 

Pour ma part, je trouve que Woluwe Saint-Lambert est plutôt une commune agréable.

 

Je pense que les organisateurs ont voulu rassembler l'ensemble des activités sportives sur un seul et même lieu, ce qui permet des économies d’échelle et une rationalisation.

 

Par ailleurs, je vous rassure, il ne s'agissait pas de faire la promotion d'une marque mais bien d'un événement porteur des valeurs dont je vous ai fait part.

 

Enfin, sachez que je suis et je reste une fervente ambassadrice de notre belle langue française. A ce titre, je n'aurai de cesse de me battre pour en faire la promotion. Il en va de même pour mon gouvernement.

 

Je terminerai par vous dire que j'ai perçu dans cet événement un instrument permettant de véhiculer des valeurs : le dépassement, le respect de soi et des autres, l’apprentissage de règles, l’esprit d’équipe et de combativité, la recherche d’un objectif, d’une performance, le partage d’émotions. Toutes ces valeurs étaient présente et ce sont ces valeurs que je veux continuer à soutenir.

 

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Réponse à Barbara d'Ursel sur :

La promotion des sports équestres et de l'hippothérapie en faveur des personnes handicapées

 

Je vous remercie pour cette question car elle me permet de vous livrer ma pensée sur une facette particulière du sport.

 

En effet, en tant que Ministre du Sport, je suis intimement persuadée que le sport possède des vertus bien plus larges qu'il n'y paraît. D'ailleurs, nous sommes nombreux à penser que le sport comporte des aspects pédagogique et de socialisation important.

 

Par ce biais, on peut favoriser le respect mutuel, la tolérance et la compréhension mutuelle. Le sport réunit des hommes et des femmes, quels que soient leur âge, leur origine, leur condition sociale. J'ajouterai, d'ailleurs, que le sport réunit tous ces gens, qu'ils possèdent un handicap ou non !

 

A coté de cela et avant de présenter les actions concrètes, je tiens  encore à rappeler l'importance, de la pratique d’une activité sportive adaptée pour les personnes invalides ou handicapées.

En effet, je pense que c'est vraiment l'occasion de participer à la vie sociale et de prendre part à une vie associative. 

 

Alors Madame d'Ursel, si vous partagez ces constats, vous comprendrez donc pourquoi mon Gouvernement s’est engagé à favoriser l’accès au sport à des publics spécifiques et, notamment, aux personnes handicapées. 

Vous comprendrez donc aussi que de nombreuses initiatives allant dans ce sens soient soutenues par le Gouvernement.

 

Concrètement, et avec une pointe d'humour, je vous dirais que vos questions sont « à cheval » entre mes compétences et celles de ma collègue Céline Frémault.

 

Plus sérieusement, je peux vous confirmer que le Gouvernement francophone bruxellois soutient de nombreuses initiatives telles que l’association « cheval et forêt » qui intègre des jeunes issus de l’enseignement spécialisé dans leur travail quotidien et les font participer à des activités équestres.  

 

D'autres activités d'hippothérapie sont aussi organisées par d'autres associations telles que le Centre de jour « L'ÉVEIL » ou encore le Centre d'hébergement pour adultes « HAMA ».

 

Plus largement et pour répondre à brides abattues à vos autres questions, sachez que :

 

Le Gouvernement francophone bruxellois participe à l'enseignement de l’Équitation via la mise en place de formation permettant d'amplifier le nombre d'encadrants du secteur. 

 

Notez que ces connaissances professionnelles doivent s'accompagner de la capacité de soigner un cheval (hippologie), de la maréchalerie (fers à cheval), de la pratique de l'équitation évidemment et enfin de l'animation et la gestion.

 

Par ailleurs, notre Centre Bruxellois de Documentation Pédagogique offre aux enseignants, éducateurs, étudiants et aux personnes intéressées près d'une quarantaine d'ouvrage relatif à l’Équitation.

 

Je vous rappelle que ce centre s'adresse à tous les niveaux pédagogiques, de la maternelle au supérieur, et à tous les réseaux d'enseignement.

 

Enfin, puisque nous semblons partager un certains nombre de positions communes, je tiens à « mettre en selle » quelque chiffres.

 

En effet, il existe 12 organisations sportives et 6 centres équestres en Région Bruxelloise.

 

Par ailleurs, l’UCL a effectivement développé une formation spécifique certifiée de moniteurs d’équitation adaptée

 

Enfin, j'espère ne pas être trop cavalière en terminant par vous confirmer que nous suivons de près toute évolution du secteur. 

Cette analyse, nous la voulons d'ailleurs en temps réel, notamment grâce à des outils comme le cadastre du sport.

 

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Madame Teitelbaum,

 

Je vous remercie pour votre question que je trouve réellement pertinente, quant à la visibilité de notre Institution sur les événements que nous soutenons et, à l'inverse, quant à la promotion par celle-ci, de ces mêmes événements.

 

Il est tout d'abord utile de rappeler que les arrêtés de subvention conditionnent effectivement l'octroi d'une subvention à la présence du logo sur toutes les formes de communication relatives à l'activité subventionnée (en ce compris internet).

 

Si, comme je le suppose, vous faites référence ici au cas de La Monnaie, notre logo apparaît dans l'onglet "École" et " dans celui d' "Un Pont entre deux mondes" que nous subventionnons de manière récurrente. Plus récemment, nous avons soutenu l'Opéra "Medula Intergénérationnel Opéra"  qui s'est également retrouvé estampillé de notre logo. Ce qui est obligatoire, c'est donc bien de faire figurer ce dernier sur la communication relative aux activités que nous soutenons spécifiquement. Ceci explique dès lors l'absence de notre logo  sur la page générale de présentation de la Monnaie, puisque nous n'intervenons pas directement dans le fonctionnement de l'institution à proprement parler.

 

Cela étant, j'ai pu effectivement constater que cette obligation n'était pas respectée dans tous les cas, et je ne peux évidemment pas accepter un tel état de fait. La visibilité de notre Institution doit être garantie dans tous les cas de figure prescrits sur une base réglementaire, et j'entends bien faire respecter cette obligation. Compte tenu du très grand nombre d'asbl subventionnées, j'ai demandé à mes services de dresser un état des lieux de la communication organisée par les principaux opérateurs culturels. Nous les accompagnerons  pour les aider à régulariser leur situation dans les meilleurs délais.

 

Par ailleurs, sachez que l'administration travaille actuellement à une amélioration de la promotion sur les lieux des événements eux-mêmes , grâce à la mise à disposition de nouveau matériel de type "bâches", "roll up", etc.

 

Vous posez également la question la promotion par notre Institution des événements qu'elle subventionne. Compte tenu du fait qu'en culture par exemple, nous soutenons plus de 500 associations, une sélection s 'opère dans les faits en faveur de certains événements. 

 

C'est notamment le cas des "Jeu t'aime", de la Biennale de la chanson française "Francofaune" ,  ou encore du Festival du Film méditerranée. Mais il n'est pas possible, vous le comprendrez bien, de faire figurer la totalité des événements soutenus sur la page d'accueil.

Vous citez, encore, à titre d'exemple, les festivals liés aux arts du Cirque, en déplorant  l'absence de promotion organisée dans ce cadre. Or, le secteur Éducation permanente ne soutient pas à proprement parler de Festival des Arts Circassiens.

 

La visibilité de notre Institution est en revanche acquise, puisque les associations bénéficiant de subsides de la Cocof et relevant des arts circassiens doivent faire état du soutien de la Commission communautaire française dans tous les contacts avec les médias.


Les associations reprises dans le cadre de l'allocation budgétaire réservée aux Arts du Cirque respectent toutes cette règle et ne manquent pas de faire part du soutien du Gouvernement francophone bruxellois lors de leurs activités. Pour rappel,  il s'agit de l’École du Cirque, de l'Atelier du Trapèze,  de L'espace Catastrophe, de Circonflex et de Cirquétudes.

 

Concernant les festivals audiovisuels, je peux vous rassurer en vous disant que lorsque nous sommes le principal pouvoir subsidiant d'un événement (comme pour l'événement « Bruxelles fait son cinéma), elle apparaît comme le «sponsor principal ».

 

En revanche, lorsque notre Institution ne représente que 2 % du financement de ces événements, -ce qui est tout de même très souvent le cas, il est artificiel et peu efficace de vouloir organiser la promotion de ces événements au départ de la "COCOF", comme vous le suggérez. Et ce, d'autant que le public potentiel ne va pas nécessairement, loin s'en faut, rechercher le contenu d'un agenda culturel sur le site des Services du Gouvernement francophone bruxellois. Il est dès lors important de savoir ce que l'on veut : organiser la promotion d'un événement, et il faut alors choisir le canal de diffusion le plus efficace possible, ou créer une base de données à l'attention des pouvoirs publics, ce qui est une démarche différente.

Concernant le site internet des Services du Gouvernement francophone bruxellois, je vous rejoins lorsque vous dites qu'il  doit être très nettement amélioré. J'ai donc le plaisir de vous annoncer que mon administration  travaille  actuellement à la refonte du site.  Un groupe de travail interne  a d'ores et déjà  conçu une nouvelle arborescence pour celui-ci.  Un Webdesigner a également été désigné, tant pour le renouvellement de l'architecture que du design.  La phase de production se déroulera de mai à juin, et le nouveau site sera opérationnel en septembre.  Il visera bien sûr à améliorer la compréhension par le grand public de l'offre des services que l'institution soutient, mais aussi, à développer l'interface avec les asbl sollicitant un soutien.  Le nouveau site intégrera donc également des objectifs de simplification administrative.

 

Je vous remercie.

 

 

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/  Avril 2015