/  Juillet 2015

09

 

 

 

 

 

Formation technique qualifiante :

Le Centre de Technologies Avancées du Ceria reçoit une subvention de 40.000 euros

 

 

 

La politique menée en matière de Jeunesse

 

Je ne sais pas si c'est une coïncidence ou si vous souhaitez inconsciemment me faire plaisir, mais vous m'interpellez souvent juste après que j'ai participé ou coorganisé un Colloque sur le sujet.

Vous le savez, la politique de la jeunesse est un axe fondamental des engagement de mon Gouvernement. Cette préoccupation se décline d'ailleurs dans toutes les politiques menées par le Gouvernement et je me réjouis de pouvoir vous les représenter à nouveau.

J'ai déjà pu le faire hier, comme je vous le disais, lors d'un Colloque qui s'est d'ailleurs tenu au parlement bruxellois et qui visait à débattre et à dégager des pistes pour la jeunesse bruxelloise. Nous avons débattu de la place des jeunes dans leur commune, des politiques de jeunesse, ainsi que de la participation des jeunes. Ou encore des priorités des jeunes et leurs demandes à l'égard du monde politique.

L'immense majorité de ces préoccupations rejoignent d'ailleurs les actions que mènent l'ensemble du Gouvernement dans les matières dont il a la charge. De manière schématique, je vous dirais que nous avons pour objectifs : 

•De soutenir la capacité d’action et d’engagement solidaires des jeunes mais aussi de reconnaître la diversité des compétences des jeunes et les valoriser ;
•De réduire les inégalités socio-économiques et prévenir leur impact sur le parcours des jeunes ;
•D'offrir aux jeunes les meilleures conditions pour s’orienter au niveau scolaire et professionnel ;
•De permettre aux jeunes en phase d’expérimentation et de transition d’accéder à l’autonomie en leur offrant les meilleures articulations entre le monde scolaire, la société active et le monde professionnel ;
•De stimuler la sensibilisation aux divers enjeux de société mais aussi de prendre en considération les spécificités du milieu de vie des jeunes et mobiliser les acteurs du secteur ; territorial le plus adéquat ;
•Et enfin de valoriser l’image des jeunes et leurs actions citoyennes.

Comme je vous le disais, nous n'avons pas attendu aujourd'hui pour commencer à travailler sur le sujet.

En matière de Formation professionnelle, nous portons le projet d'offrir aux jeunes la garantie de pouvoir bénéficier de 3.000 places de formations et de 2.000 places de stages et de formations en entreprises dans le cadre de la Garantie pour la Jeunesse.  Il s'agit de la contribution du Gouvernement francophone bruxellois au programme qui consiste à atteindre au minimum 20.000 places de formation, pour 20.000 participants différents, à l'horizon 2020.

C’est pourquoi en matière de formation et d’enseignement qualifiant, le Gouvernement veillera au développement de passerelles vers la qualification, afin de donner tous les outils nécessaires aux demandeurs d’emploi pour leur permettre l’accès aux formations qualifiantes (développement de cours de compétences de base en français et en mathématiques, notamment).

Cette mesure viendra s’ajouter à la mesure phare qu’est la « garantie pour la jeunesse » dont les derniers chiffres de chômage des jeunes, communiqués il y a peu par Actiris, soulignent l’importance et le succès de celle-ci.

Les politiques en matière de  jeunesse passent également par un enseignement de qualité. Vous le savez notre Institution est Pouvoir Organisateur de 9 établissements, accueillant plus de 6.000 élèves quotidiennement.

Pour compléter les moyens de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un montant de plus de 38 millions d’euros est octroyé à ces 9 établissements. De nombreux projets pédagogiques sont développés par les enseignants comme la remédiation, l’accrochage scolaire, le mentorat et j’en passe.
Ces projets visent à soutenir les jeunes dans leur cursus afin de les préparer au mieux à leur métier de demain.  

En matière d’Action Sociale et en lien avec la Cohésion sociale, le Gouvernement effectue déjà beaucoup d'action à l’égard des jeunes, celles-ci visent à accroître leur bien-être, que ce soit via les centres d'action globale, les plannings et bien d'autres acteurs que vous devez connaître aussi bien que moi. Il s'agit donc ici aussi d'aider les jeunes à trouver une place dans la société, à se construire.

En matière de santé, le Gouvernement entend activer le Plan de Santé bruxellois. Celui-ci est destiné à garantir le droit fondamental à la santé en améliorant l’accès aux soins pour tous les citoyens aux niveaux financier, socio-culturel et géographique.

Par ailleurs, dans le cadre de mes compétences de Ministre-Présidente du Gouvernement francophone bruxellois, cela se fait aussi notamment via la Culture de proximité.

En effet, je pense que la Culture est un moteur d’innovation sociale, un vecteur d’échanges et de dialogues, un facteur d’émancipation du citoyen. C'est d'autant plus vrai que Bruxelles bénéficie d'une effervescence culturelle riche et variée.

La Culture, du moins certains pans de celle-ci peuvent être de précieux outils dans la lutte contre le désenchantement de certains jeunes ou encore contre la montée des extrémismes.

Il faut ouvrir le jeune à l’acceptation de l’autre.  Il faut découvrir la richesse des différences Il faut permettre aux élèves de prendre conscience de l'existence des barrières que les différences dressent entre les hommes. Et il faut aider les élèves à franchir ces barrières.

Je me réjouis donc qu'il existe en matière de culture, notamment, des dispositifs de médiation permettant de remédier à la fracture culturelle.

J'aimerais vous rappeler que l'action culturelle que nous menons intègre une large dimension d'éducation permanente au bénéfice de populations souvent jeunes, socialement exclues ou défavorisées. En effet, dans les quartiers centraux, nous sommes aujourd'hui confrontés à des personnes qui sont, pour la plupart, d'origines étrangères, souffrant de stigmatisation, déscolarisées et sans emploi.

Parmi elles, se retrouvent beaucoup de jeunes aux références culturelles hybrides. La réalité socio-économique de la population bruxelloise et sa dualisation représentent donc un défi tout à fait essentiel, qui nous oblige à repenser en profondeur nos politiques culturelles ou autres.

Outre la Culture, la promotion de l'égalité des chances constitue, elle aussi, le  terreau de tous les  espoirs. Beaucoup de questions liées au mal-être d'une partie de la jeunesse, au radicalisme et à ses racines sont nourries par des controverses, mais pas par le débat. La promotion de l’Égalité des Chances peut permettre une compréhension mutuelle.

Mais surtout, des mesures concrètes et le soutien à toutes les actions visant à promouvoir le vivre-ensemble doivent être soutenues. Ces mesures doivent être mises en place dès le plus jeune âge.

Dès l'entame de mon mandat, il m'a semblé aussi qu'il est impératif de sensibiliser les jeunes élèves de primaire et de secondaire au vivre-ensemble avec ses différences.  Cela peut se concrétiser par la visite d'un pédagogue au sein d’écoles qualifiées parfois de «sensibles» afin d'aborder le sujet du racisme, de l'antisémitisme , du rejet de l'autre avec  les élèves.  


Des actions de ce type rencontrent déjà  un  franc succès et il faut les amplifier. Il faut permettre aux jeunes de rencontrer des personnes d'autres origines et convictions philosophique et débattre avec eux, dans le calme et la sérénité.

Le Programme la Culture a de la Classe permet d'ailleurs à la Culture de s'inviter dans les écoles. Pour arriver à cela, j'ai réservé pour 2015-2016 un budget de 440.000€, qui permet chaque année à des milliers d'élèves d'être initiés aux plaisirs de la lecture, de l'écriture et de l'expression artistique.  L'appel à projet a été lancé fin février et se clôturera au mois de mai prochain. Un jury indépendant, composé de personnalités issues du monde de l'enseignement et du monde culturel, retiendra 80 à 90 projets, qui se dérouleront de septembre 2015 à juin 2016.

Par ailleurs, il me semble important d’accroître la lutte contre certaines formes de discrimination, ainsi que la mise en œuvre du principe d'égalité de traitement. Cela doit passer par des actions concrètes. Ces actions devront avoir pour objectifs de promouvoir la lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité des chances, au sein de la fonction publique, notamment, mais aussi dans tous les secteurs subsidiés.

Outre la Culture, il faut travailler sur la notion de citoyenneté et les conditions du vivre-ensemble, dans d'autres matières comme le Sport par exemple. Il s'agit par ce biais aussi de défendre le projet de société qui nous est cher et qui se fonde sur la tolérance, l'ouverture, le respect mutuel et la fraternité.

A cet effet, il faut impérativement donner un espace d'expression le plus large qui soit à tous ces jeunes, qui ont "l'air d'aller bien", mais qui sont en perte de repères.

En tant que pouvoirs publics, nous devons consacrer tous les moyens nécessaires à la mise en place de ces échanges et de ces espaces d'expression, qui sont essentiels à la lutte contre toutes les dérives extrémistes.
 
On ne peut pas nier que le problème de désenchantement de la jeunesse ou encore le problème de la radicalisation est lié à un problème socio-économique en premier lieu.

Face à cela, il faut impérativement donner plus les moyens aux acteurs de terrain, mais aussi les associations de jeunes ainsi que les éducateurs qui sont en première ligne dans cette lutte et il faut les soutenir dans le travail formidable qu’ils font tous les jours.
En tant que pouvoirs publics, nous devons consacrer tous les moyens nécessaires à la concrétisation des politiques liées à la jeunesse. En effet, je parle de politiques, car à l'instar du développement durable, la politique de la jeunesse est l'affaire de tous les Ministres de mon Gouvernement.
La politique de la jeunesse est transversale et doit apparaître dans toutes nos actions.

Alors, mesdames, messieurs, vous l'aurez compris, notre volonté est d'apporter des réponses ambitieuses et novatrices face à ces nouveaux défis.
Ambitieuses et novatrices car le sujet est d'importance et les vieilles recettes ne fonctionneront plus face à une jeunesse qui a soif d'avenir.

Mesdames, messieurs, si nous voulons que pour nos jeunes, l'avenir puisse s'éveiller plus beau que le passé... alors il faudra continuer à nous mobiliser, nous unir, dans la construction du Bruxelles que nous leur offrirons demain.

 

 

 

 

 

 

Comment parler du Djihad ?

Un dossier pédagogique adapté pour aborder des questions sensibles avec le public

 

 

Dans le cadre du début de la tournée bruxelloise de la pièce « Djihad » qui débute ce 4 mai au Botanique à l'initiative du Ministre-Président Rudi Vervoort et de la Ministre en charge de la Culture à Bruxelles, Fadila Laanan, un dossier pédagogique sera mis à disposition des enseignants et animateurs, et plus généralement de toute personne soucieuse d'organiser des débats en lien avec le contenu de la pièce.

 

Demandé de toutes parts, le spectacle « Djihad » mis en scène par Ismaël Saïdi suscite des débats très animés et souvent difficiles à appréhender pour les enseignants ou animateurs de jeunes confrontés à des discours passionnels. Les thèmes soulevés sont aussi divers que la liberté d'expression, le racisme, l'exclusion, la quête d'identité, l'endoctrinement, le rôle des médias, l'intégration ou encore le vivre ensemble.

 

C’est la raison pour laquelle la Ministre de la Culture bruxelloise, Fadila Laanan, a soutenu le Centre Bruxellois d'Action Interculturelle (CBAI) pour la confection d'un dossier pédagogique. Ce dossier a pour double objectif de définir le contexte lié à l'actualité et de cadrer les différentes thématiques développées dans le cadre du spectacle, en offrant une série d’outils pratiques destinés à faciliter les débats.

 

Le dossier pédagogique sera disponible via le site de la COCOF, le CBAI et la Maison de la Francité .

 

Plus d'infos ?

Aurore Dierick

0477/89 53 86

 

29

/  Avril 2015